De l’archéologie du savoir aux archives coloniales. L’archive comme dispositif colonial de violence épistémique

Autores/as

DOI:

https://doi.org/10.48487/pdh.2016.n3.23072

Palabras clave:

Archéologie, Archive, Études Subalternes, Gouvernementalité, Histoire Coloniale

Resumen

Dans cet article il sera question de problématiser l’archive comme lieu d’intersection de matrices épistémologiques et de matrices juridico-politiques, et de montrer la manière dont il a caractérisé la modernité européenne et son projet d’expansion coloniale dans des mondes extra-européens. En un premier temps on se focalisera sur la manière dont l’archive se lie aux processus d’extraction et enregistrement des savoirs pour permettre certaines formes de gouvernement. Sur cet arrière-plan, ensuite, on problématisera l’archive coloniale prise dans son spécificité, en analysant ses rapports avec les formes de violence épistémique qui y sont entremêlées à partir deux perspectives différentes : la première porte sur ce que dans les archives coloniales demeure en soi inaccessible par un geste de mise sous silence qui néanmoins produit des effets considérables sur le statut des archives elles-mêmes. La seconde se concentre sur les manières dont les archives coloniales témoignent constamment d’une angoisse liée à un manque de correspondance entre les plans de la gouvernementalité coloniale et ses réalisations con- crètes ainsi qu’aux troubles que cet écart engendre par rapport à toute tentative de fixer une identité raciale et sexuelle.

Publicado

2016-12-31

Cómo citar

Irrera, O. (2016). De l’archéologie du savoir aux archives coloniales. L’archive comme dispositif colonial de violence épistémique. Práticas Da História. Journal on Theory, Historiography and Uses of the Past, (3), 51–70. https://doi.org/10.48487/pdh.2016.n3.23072

Número

Sección

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